Le timbre-SMS mis en place en Suisse

Article tiré du journal Le Figaro.

 Timbre électronique par sms de la Poste Suisse
Le timbre-sms de la Poste Suisse.

Se procurer un timbre grâce à un simple texto, en Suisse, c’est désormais possible. La Poste met en place à partir du 1er septembre une solution innovante qui permet à ses clients de se passer de l’attente au guichet ou au distributeur automatique.

Pour obtenir le fameux sésame postal, il suffit pour le client d’envoyer le mot « timbre » à un numéro mis en place par La Poste, qui renvoie un code à noter en lieu et place du timbre physique habituel. Ce code est valable dix jours avant de devenir désuet. Disponible à toute heure du jour ou de la nuit, à n’importe quel moment de la semaine, ce timbre électronique coûte le même prix que son homologue physique: 1,20 franc suisse (0,99 euro), directement prélevé sur la facture téléphonique de l’acheteur.

Contrôles renforcés

« Ce système n’a pas pour objectif de remplacer les timbres physiques, souligne Nathalie Dérobert-Feullay, porte-parole de La Poste suisse. Ce sont deux produits complémentaires, qui répondent à des besoins différents du public. Le timbre-SMS est notamment destiné aux personnes très mobiles qui n’ont pas toujours la possibilité de trouver un guichet à proximité. » Testé pendant un an auprès de deux opérateurs téléphoniques, le dispositif accusait initialement quelques problèmes de sécurité qui ont depuis été corrigés. Alors qu’il était possible de « frauder » en inventant purement et simplement un code, les mesures de contrôle ont été renforcées. « Un logiciel lit et vérifie les codes. Si le code est illisible, un nouveau contrôle manuel sera effectué », précise Nathalie Dérobert-Feullay.

Le dispositif a déjà séduit les Suisses: pendant l’année-test, 100.000 courriers ont été affranchis au moyen de ce timbre électronique. Pour l’instant uniquement disponible pour les courriers classiques, le dispositif pourrait à terme être élargi aux lettres prioritaires et aux colis. En France, La Poste «étudie la possibilité» de lancer un service similaire.

 

Géraldine Russell